Actu,Divers,Rumeurs 22 février 2013 10 h 56 min

Le Dilemme du « Cloud Computing »

Le Cloud, ou Cloud Computing est l’un des services les plus en vogue à l’heure actuelle. Mais au fait, cette innovation est-elle un bien être pour les humains ou une nouvelle contrainte que l’on s’inflige. On essaye d’y voir plus clair.

Un cloud, ou cloud Computing, est un service en ligne par le biais duquel on exécute des machines virtuelles (Iaas, pour Infrastructure As A Service) ou des applications (Saas, pour Software As aA Service).

Un cloud peut également ne servir qu’à stocker des données (Staas, pour Storage As A Service). Cette profonde révolution pour les professionnels de l’informatique, des décideurs d’entreprises et leurs cadres va devenir « le poste de travail de demain ». Mais la plus grande problématique est la sécurité des données qui reste un des freins majeurs à l’adoption du « cloud computing » en matière de criticité des données, d’authentification sur le cloud ou encore de sécurisation des flux.

Dans un réflexe de protection, beaucoup de Responsables de la Sécurité des Systèmes d’Information (RSSI) s’avèrent réticents face à ces services externalisés. Le cloud qu’il soit privé (iCloud), ou public est construit sur 3 idées :

1. Avoir un objet mobile d’accès (ordinateur, tablette ou smartphone avec accès à 1 réseau sans fil à haut débit). Le poste fixe représente à ce jour 12 % des objets d’accès. À ce titre, Apple offre une grande variété d’objets d’accès mobiles qui est l’un des avantages clefs des solutions cloud.

2. Posséder des infrastructures informatiques donnant accès à des applications hébergées sur des serveurs. Le réseau internet sert alors de transporteur universel.

3. L’existence d’applications disponibles sur les différents serveurs.

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Le Cloud a été élaboré et pensé à la base pour favoriser la productivité, la communication, la collaboration, le stockage de données et l’accessibilité aux plates-formes : « Virtualiser son entreprise ». Mais cette profonde révolution universelle soulève deux grandes problématiques : la sécurité des données et le respect du temps de repos. Ce projet ne pourra devenir fonctionnel « si et seulement si », les utilisateurs de demain prennent conscience d’un minimum de sécurité.

Le Cloud peut entrainer une puissante ouverture sur des prises de données massives qui sans aucune conscience facilitera l’élimination d’un concurrent gênant pour peu qu’il n’ait pas une armée de génie informatique derrière lui travaillant 24 h/24 et 7 J/7.

À ce jour 82 % des internautes déclarent s’inquiéter de la sécurité des services en cloud computing, mais 63 % trouvent très pratique d’avoir accès à leurs fichiers n’importe où. Ce chiffre soulève la seconde problématique découlant de cette accessibilité, c’est le temps de repos obligatoire quotidien imposer par le droit du travail qui est de 11 heures. En 2011, 58 % des cadres en France déclaraient travailler chez eux après une journée de travail, 50 % le week-end et 38 % pendant les vacances ou les RTT.

Alors avec le Cloud attention aux dérapages, même si l’employeur demande le dossier mis sur son bureau demain, il sait très bien faire comprendre que le travail demandé le jour même est à considérer comme s’il était pour hier et non pour demain. Le Cloud doit être doté d’une sécurité bien plus qu’optimale et doit être utilisé modérément comme l’alcool, sinon une portion de l’humanité, en particulier « ceux qui ont une conscience professionnelle » vont développer le syndrome du « burn-out », qui est un épuisement professionnel nommé KOROSHI en japonais.

La culture du résultat, des chiffres, de la performance, de la gestion des projets et des évaluations, se développe dans une rupture croissante avec la réalité du travail humain. Et pour surseoir aux exigences de productivité, surtout en temps de crise, cette population d’être humain et non robotisé va finir par disparaître.

Alors Le Cloud est-il privé, public ou hybride ? Étant donné qu’à ce jour la sécurité n’apparaît pas maximale et qu’il peut entraîner une cascade d’évènements néfastes sur la population active (10 % des travailleurs actifs développent un burn-out), laissons le Cloud être iCloud c’est-à-dire personnel. « Merci iCloud de penser à notre bien-être ».

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3 Commentaires

  • Je suis surpris par cet article. Nombre d’affirmation sont imprécises voire carrément fausses. La définition même du cloud ne s’approche pas de ce qui est communément accepté.
    Un cloud est avant tout un ‘business model’. Pour rester simple, il s’agit d’un concept qui permet d’avoir l’illusion d’un acces illimité à des resources illimités. Le prix se faisant à l’uilisation: on ne paye plus pour avoir Word mais on paye on nombre de pages qu’on écrit. La technologie sur laquelle on construit un cloud est effectivement composée de machines virtulles. Mais qui se soucient de savoir comment est construit Facebook. Or facebook est un cloud!

    Lié le cloud au burnout me fait plutot rire: les entreprises ont toujours su fournir l’acces aux donnés pour permettre aux employers de travailler de chez eux. Cela s’appelle le remote access :-)

    Le seul point avec lequel je suis d’accord est la problématique de la sécurité: on mets n’importe quoi sur Facebook ou sur Dropbox sans se soucier de qui peut y avoir acces ou de la manière qu’utilise le fournisseur pour protéger ces données. Le sujet est vaste. Ceux qui sont interresés peuvent consulter des initiatives comme le Jericho Forum ou le Cloud Seccurity Alliance.

    Finallement, le iCloudn’est pas un cloud pers mais uniquement le cloud qu’Apple propose à ses utilisateurs.

  • zeipadou

    @michel : vue bien déformée du cloud. Non aucunement modèle commercial. C’est une technologie ayant pour but de faciliter des modèles commerciaux nuance. Mais le cloud est bien la notion d’accéder à une ressource répartie. La dérivée francaise est que tout ce qui est utilisé doit rester hors connaissance de l’utilisateur.

    Quant au business model dont vous parlez, il est indépendant du cloud et n’est qu’un des nombreux businees modeles qui peut s’appuyer sur le cloud.

    Ensuite le cloud est bien lié au burnout. Quitte a vous décevoir, l’extrême majorité des entreprises francaise par exemple est bien incapable de donner un accès remote a ses employés… Alors qu’un cloud ne pose que peu de soucis.

    Enfin le icloud est un cloud d’entreprise dédié a ses seuls clients. Il est de fait classé dans les clouds privés internes. Et Apple propose d’autres formes de Cloud, ce n’est donc pas LE cloud qu’apple propose…

  • zeipadou

    Pour terminer, facebook n’est absolument pas un cloud. Facebook utilise des clouds pour gérer ses besoins. Mais facebook lui même n’est pas un SAAS en aucun cas. Ce n’est d’ailleurs pas un service au sens utilisé dans les clouds. Office peut être un SAAS, c’est bien un service informatique. Facebook est un réseau social qui s’appuie sur des SAAS pour fonctionner.
    Avant de juger de la précision des autres, prière d’être précis et de ne pas généraliser des cas particuliers et d’en faire la règle.

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