Actu,Divers 3 mai 2013 7 h 27 min

iPad en classe, des résultats mitigés au Québec

Si en France on semble encore frileux en ce qui concerne l’arrivée de la tablette dans le milieu éducatif, on est bien en avance dans ce domaine de l’autre côté de l’Atlantique. La première étude sérieuse qui a suivi les effets de l’iPad en classe met en avant des résultats mitigés toutefois. On vous en parle.

L’étude est sortie dans le magazine qui vient justement de débarquer sur iPad La Presse+ (Lien iTunes), et elle est intéressante car elle met en avant un paradoxe qui est que les étudiants qui l’utilisent ne pourraient plus s’en passer alors que dans le même temps, l’impact sur la qualité de l’apprentissage n’est pas démontré.

Cette étude a porté sur des milliers d’élèves québécois dont la grande majorité sont des élèves du secondaire, le gros point fort est qu’ils sont mieux armés pour s’exprimer sur les bienfaits éventuels de l’iPad en classe ou au contraire de son manque d’apport.

Les conclusions de cette enquête vont être livrées au cours d’un sommet qui réunit depuis hier à Montréal près de 500 personnes et dont le thème est : L’iPad en l’éducation.

L’enjeu est d’autant plus important au Québec qui si cette année c’était 5.000 élèves qui possédaient la tablette d’Apple pour une utilisation en cours, ce sera 15.000 à la rentrée prochaine (essentiellement dans le privé). Autant dire que la tablette commence à s’imposer dans ce milieu chez nos cousins québécois.

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Pourtant, il ressort aussi de cette étude que la tablette n’est pas encore vue comme un objet d’apprentissage, mais plutôt comme une distraction chez les élèves, peut-être pas encore habitués à utiliser en cours un objet qu’ils utilisent aussi pour les loisirs.

Aussi, il n’est pas rare que les élèves passent leur temps sur Facebook, alors même que l’enseignant est en train de parler sérieusement de son cours. La possibilité pour l’élève d’avoir entre les mains une fenêtre ouverte vers l’extérieur est sans conteste une source de distraction, c’est aussi ce qui freine certains enseignants à autoriser l’utilisation du téléphone portable comme source de recherche d’informations au quotidien.

Face à cela, il existe donc des enseignants récalcitrants qui ont une vision négative de l’iPad en classe là où d’autres y voient une opportunité pour faire évoluer des pratiques que le papier avait figé dans le temps. La clé de voûte viendra certainement de la faculté des enseignants à s’adapter à ce nouvel outil et la proposition des éditeurs en terme de contenus.

Certains profs de maths continuent de faire acheter une calculatrice scientifique aux élèves et certains profs de Lettres exigent d’avoir les livres au format papier alors que tout cela est disponible au sein de la tablette, et souvent gratuitement.

Les résultats sont donc contrastés pour le moment, mais un déploiement massif pourrait permettre de fédérer le savoir et les nouvelles méthodes de travail autour de la tablette. Enfin, dernier point positif, l’iPad permettrait de gagner en fiabilité par rapport aux vieux ordinateurs, qui, de plus, ne peuvent pas se ranger dans le cartable.

Pour avoir l’iPad au quotidien dans mon sac face à mes élèves, il est fort probable que l’on se heurte aux mêmes problématiques le jour où l’iPad sera déployé massivement dans nos écoles françaises.

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3 Commentaires

  • Un bémol par rapport à cet article: les étudiants n’iront sur Facebook ou autres médias sociaux QUE si les iPads sont connectés. Des réglages sécurisés par mots de passe existent pour que cela ne soit pas possible… de là l’importance de cadrer, et d’encadrer. De là aussi l’importance:
    - de former les profs au côté technique, en plus du côté pédagogique,
    - et que les établissements aient une vue d’ensemble, un protocole interne et que tout le monde y adhère.
    Cet article permet de constater que la mise en place d’un tel outil doit absolument se faire d’une façon réfléchie et organisée. C’est ce qui manque, si les élèves réussissent à faire autre chose que ce que le prof leur demande en classe.

  • Certains établissements scolaires expérimentent l’ipad (ou autres tablettes) dans les collèges depuis deux ans.
    Ce n’est pas parce qu’une tablette est connectée, que l’élève peut pour autant aller sur facebook.
    Les établissements utilisent des filtres de sites web, lesquels filtre s’appliquent aux ordinateurs du collèges comme aux éventuelles tablettes.
    Mais techniquement, ça demande une certaines compétences (mise en place d’un serveur d’authentification wifi radius etc) qui n’est pas à la portée du premier venu.

  • eddyM59

    Le souci est que l’on a surement fourni des iPad sans formation spécifique, sans connaissance des possibilités par les enseignants et sans parfois que la personne ressource de l’établissement ne sache comment configurer les appareils afin qu’il ne puissent pas se connecter à tout n’importe quand.

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